Le Professeur Babacar Mbow, enseignant-chercheur au Département de Physique de la FST-UCAD, est l'un des spécialistes africains des cellules solaires nouvelle génération. Ses récents travaux sur les cellules pérovskites sans plomb ouvrent des perspectives concrètes pour le développement de modules photovoltaïques plus performants, plus écologiques et adaptés aux conditions climatiques sahéliennes.
Dans son article « Modeling and Analysis of a Mixed Sn-Ge Lead Free Perovskite Based Solar Cells » publié en 2024 dans l'American Journal of Energy Research, le Pr Mbow et son équipe démontrent que la substitution du plomb par un mélange étain-germanium (Sn-Ge) permet de conserver des rendements élevés tout en éliminant la toxicité environnementale. Une publication récente prolonge ces travaux en explorant l'influence des couches fenêtres et des couches tampons sur l'efficacité quantique interne du dispositif.
Cette ligne de recherche est stratégique : alors que les cellules pérovskites au plomb (CH₃NH₃PbI₃) battent des records de rendement en laboratoire, leur déploiement industriel est freiné par les contraintes environnementales liées au plomb. Les pérovskites sans plomb représentent donc la voie d'avenir pour une énergie solaire durable, particulièrement pertinente pour le Sahel.
Substitution complète du plomb par un mélange Sn-Ge pour éliminer la toxicité environnementale.
Modélisation rigoureuse des cellules CH₃NH₃Sn(1-y)GeᵧI₃ et optimisation des couches tampons.
Applications potentielles pour le déploiement à grande échelle au Sénégal et en Afrique de l'Ouest.
Les travaux du Pr Babacar Mbow positionnent l'I2SN et l'UCAD parmi les acteurs africains de la recherche photovoltaïque de pointe. Cette dynamique s'inscrit dans la mission de l'I2SN de former les ingénieurs et chercheurs qui porteront la transition énergétique du continent.
Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués.
Dr. Ousmane Faye,
il y a 3 heuresRemarquable contribution scientifique ! La substitution Sn-Ge pour éliminer le plomb est l'une des voies les plus crédibles du moment. J'aimerais en savoir plus sur la stabilité thermique des cellules CH₃NH₃Sn(1-y)GeᵧI₃ dans les conditions sahéliennes (température, humidité, irradiance).
RépondrePr Babacar Mbow,
il y a 1 heureMerci Dr. Faye pour cet intérêt. Nos prochains travaux portent justement sur la stabilité sous flux solaire intense et températures élevées — données essentielles avant tout déploiement industriel au Sahel.
RépondreFatou Sarr,
il y a 6 heuresArticle passionnant ! Pourriez-vous préciser quelle plateforme de simulation a été utilisée (SCAPS-1D, AFORS-HET ?) ainsi que les modèles physiques retenus pour la couche tampon ?
RépondreMamadou Lamine Ba,
il y a 1 jourBelle démonstration de l'expertise africaine en photovoltaïque nouvelle génération. Quand peut-on espérer voir des prototypes industriels issus de ces recherches sortir des laboratoires de l'I2SN ?
RépondreAdja Khady Diop,
il y a 2 joursTravaux essentiels pour la transition énergétique du continent. Le rendement modélisé reste-t-il compétitif face aux pérovskites au plomb traditionnelles ? Et quel est l'impact d'un dopage progressif de Ge sur le gap optique ?
RépondrePr Babacar Mbow,
il y a 1 jourBonjour Adja, les rendements simulés se situent entre 18 et 22 % selon la composition Sn/Ge. Le dopage progressif permet justement d'ajuster finement le gap pour optimiser l'absorption solaire — détails dans la publication en cours de soumission.
RépondreCheikh Tidiane Sow,
il y a 3 joursFierté nationale ! Bravo au Pr Mbow et à toute l'équipe du Département de Physique de la FST-UCAD. Continuez à porter haut la recherche africaine.
RépondreDr. Ndèye Awa Touré,
il y a 4 joursCes résultats ouvrent des perspectives très concrètes. Avez-vous envisagé une collaboration avec le CERER pour des tests de vieillissement accéléré sur des modules complets, et pas seulement sur cellules unitaires ?
Répondre